vendredi 15 mai 2020

Buse variable (Buteo buteo)

Buse  variable (Buteo buteo)

Ce rapace n'est pas vu dans le jardin, mais plutôt au dessus survolant les champs et la lisière de la forêt tous proches. Les couleurs de la buse variable varient beaucoup selon les individus, mais ont peut la reconnaître à la présence d'une tâche sombre au poignet, d'une plage blanche à la base de la main, et d'un collier clair selon le site de la LPO. Elle se nourrit principalement de rongeurs, de reptiles, d'insectes, de petits oiseaux à la belle saison, et de charognes et de vers de terre l'hiver. Elle apprécie les petits massifs boisés pour nicher et les champs et prairies pour se nourrir. Cela tombien nous avons tout ça à proximité immédiate :)

mardi 12 mai 2020

Gestion différenciée au verger

Gestion différenciée au verger

Notre verger, qui abrite de vieux pommiers, des cerisiers, un noyer, des amandiers sert aussi de basse-cour pour nos poules et oies, qui participent à l'entretien du lieu et le fertilisent. Les animaux en retour profitent de nombreux abris, d'un environnement adapté pour leurs occupations, et d'une nourriture abondante. De nombreuses plantes et fleurs peuplent cette partie du jardin, c'est même une des zones les plus fleuries, à ma grande surprise. On y trouve entre autre de la véronique de perse, du compagnon rouge, du lierre terrestre, de la consoude, des marguerites, des pâquerettes, des pissenlits, du plantain, des lamiers, des chardons, de l'anthrisque, des orties... C'est très joli et cela profite grandement aux insectes mais lors des beaux jours cela devient vite une jungle qui devient du coup moins intéressante pour la basse-cour, notamment pour les oies qui préfères pâturer une herbe plutôt basse.

Gestion différenciée au verger

Plutôt que de tout tondre, nous avons opté pour la gestion différenciée : des zones sont fauchées à 7.5cm de hauteur, et les zones abritant des populations végétales intéressantes sont laissées telles quelles. Les oies ont ainsi largement de quoi pâturer, les poules profitent de la micro-faune et d'abris, et l'ensemble est esthétiquement plaisant pour les humains. Concrètement je serpente avec la tondeuse en créant des chemins et clairières, en tondant les zones où graminées et plantains sont majoritaires. Une plante remarquable est sur mon chemin ? Je la contourne. La tonte n'est pas ramassée mais mulchée, ce qui plait beaucoup aux poules et participe à la fertilisation du verger. Et notre verger prend des allures de parc naturaliste :)

lundi 11 mai 2020

Julienne des dames (Hesperis matronalis)

Julienne des dames (Hesperis Matronalis)

La julienne des dames fait partie de la famille des crucifères reconnaissables à leurs fleurs à quatre pétales formant une croix. Elle peut être annuelle ou vivace. Les pétales peuvent être de couleur mauve ou blanche C'est une plante de lisière, qui affectionne la mi-ombre et les sols frais. Elle serait rare dans les plaines du Nord. Au jardin elle apparaît dans une section ombragée proche de la maison, non loin de bouleaux et de saules, en compagnie de consoudes.

Julienne des dames (Hesperis Matronalis)

dimanche 10 mai 2020

Laiteron épineux (Sonchus Asper)

L'apparence de ses feuilles pourrait faire penser à un chardon, mais le laiteron épineux, aussi appelé laiteron âpre, est une asteracée. La plante peut être annuelle ou bisannuelle. Elle tire son nom du suc blanc qui sort quand on coupe une de ses tiges et ressemble à du lait. Elle était consommée comme légume autrefois. Le laiteron aime l'azote, l'argile et la lumière : il trouve naturellement sa place chez nous dans la prairie-jachère.

Céraiste aggloméré (Cerastium glomeratum)

Céraiste aggloméré (Cerastium Glomeratum)

Une petite annuelle cosmopolite de l'ordre des caryophyllacées, tout comme le compagnon rouge. Présente au jardin dans le prairie-jachère. Les fleurs ne sont pas ouvertes sur la photo.

Trèfle douteux (Trifolium dubium)

Trèfle douteux (Trifolium dubium)

Encore une légumineuse : le petit trèfle jaune, ou trèfle douteux, est une annuelle de petite taille à fleurs jaunes. On peut confondre très facilement ce trèfle avec la luzerne lupuline (Medicago Lupulina). Mais la luzerne possède une petite pointe au bout des feuilles que ne possède pas le trèfle. Et quand des gousses sont présentes, celles-ci sont linéaires chez le trèfle, tandis qu'elles sont enroulées chez la luzerne. Cela dit en l'absence de fruits, je reste encore hésitant sur l'identification à l'heure où j'écris ce billet :) Si vous avez un avis n'hésitez pas à le faire savoir en commentaire. Au jardin on trouve ce trèfle dans la prairie-jachère.

Vesce hérissée (Vicia hirsuta)

Vesce hérissée (Vicia Hirsuta)

La vesce hérissée ou vesce hirsute est une légumineuse annuelle tout comme sa cousine Viscia Sativa. C'est une plante des haies, des prairies, des champs. Plus petite et moins colorée, elle se montre bien plus discrète que Viscia Sativa. On la trouve au jardin dans notre prairie-jachère.

Escargot (Cepaea)

Escargot des jardins (Cepaea Hortensis)

Le Cepaea est un escargot très courant dans les jardins, les haies, les forêts. Je ne suis pas certain de la variété de ce specimen. Le bord de la coquille étant clair il s'agit probablement de Cepae Hortensis, ou escargot des jardins. L'escargot des bois (Cepaea Nemoralis) affiche un bord de coquille sombre. Mais quand les deux espèces cohabitent les couleurs peuvent se brouiller, et le seul moyen des les différencier implique d'observer leurs organes génitaux. Je n'irai pas jusque là :)

Rouge-Queue noir (Phoenicurus ochruros)

Rouge-Queue noir (Phoenicurus Ochruros)

Ce passereau insectivore est fréquemment observé dans le jardin, mais pas si facile à photographier : il est assez farouche. Il aime se percher sur des poteaux et piquets, d'où il surveille les alentours immédiats à la recherche d'insectes (d'où l'importance des perchoirs au jardin, qu'ils soient vivants ou artificiels). La spécimen photographié est un mâle, la femelle ayant comme souvent chez les oiseaux des couleurs bien plus discrètes pour mieux se camoufler.

mardi 5 mai 2020

Tas de bois mort

tas de bois mort

Tas de bois mort, haie sèche, haie morte, haie de Benjes... ces aménagements portent divers noms et leur modalités de construction peuvent varier, mais l'objectif est toujours plus ou moins le même : fournir la nourriture et le couvert aux organismes xylophages ainsi qu'à divers autres espèces comme les reptiles, les batraciens, les oiseaux, les rongeurs... tout en permettant de recycler les coupes de bois du jardin. J'ai opté pour une micro-haie de bois mort très épaisse. Le processus de construction est assez simple : planter des poteaux sur deux lignes, et accumuler du bois mort entre celles-ci. Optez pour des poteaux solides pour une meilleure durabilité de l'ouvrage (j'ai utilisé des troncs de thuya enfoncé à une profondeur de 60cm). J'ai d'abord positionné des bûches en travers sur le sol pour minimiser le contact du bois avec le sol et pour créer un espace vide pouvant servir de refuge à la faune. J'ai également utilisé un poteau plus haut que les autres pouvant servir de perchoir pour les oiseaux .

Il est conseillé d'utiliser une bonne part de bois de feuillus dans ces construction. On peut également y mettre des feuilles ou des déchets herbeux. Avec le temps le bois se décomposera formant une source de nourriture pour d'autres organismes, et produisant de l'humus d'où un meilleur sol. Les oiseaux qui fréquenteront la haie de bois mort auront aussi tendance à ensemencer le lieu avec leurs déjections ce qui donnera au final une haie vivante composée d'espèces locales. Mais il faudra être patient :)

Chronoxyles

Chronoxyle

Les chronoxyles sont des pièces de bois mort volontairement conservées, ou mises en place de façon à offrir des habitats et de la nourriture à la faune et à la flore. Ils sont au final destinés à finir en humus. Un arbre mort laissé sur place, une vieille souche utilisé comme sculpture, un billot de bois non traité placé en extérieur sont des chronoxyles. Les aménagements proposés dans les jardins hortus incluent également souvent des chronoxyles.

Au delà de leur utilité écologique on peut les utiliser comme décor, pour fournir un ombrage, pour délimiter une zone. L'exemple présenté en photo est une vieille souche coupée laissée par les précédents propriétaires. Je l'ai déplacée dans la prairie pour fournir un peu d'ombre aux primevères et à la bourrache plantées à son pied. C'est également un habitat pour les abeilles solitaires qui y creusent des abris et des nids, un support pour les oiseaux, un abri pour d'éventuels reptiles et batraciens. Au premier plan, une grosse branche de sureau noir délimite un massif ou j'ai récemment semé du lin. On peut aussi considérer qu'il s'agit d'un chronoxyle. Je vois souvent des coléoptères dessus. Dans d'autre lieux du jardin j'ai pu apercevoir des lézards qui prenaient le soleil sur de telles branches.

Géranium à fleurs découpées (Geranium dissectum)

Géranium à fleurs découpées (Geranium Dissectum)

Difficile d'imaginer être en face d'un géranium à première vue mais c'en est bien un :) Le Géranium à fleurs découpées est une annuelle qui se plait en bordure de champs, sur les chemins, au pied des haies, dans les prairies. Chez nous c'est justement dans la prairie jachère qu'on le trouve. La plante aime la lumière.

Géranium à fleurs découpées (Geranium Dissectum)

Lierre terrestre (Glechoma hederacea)

Lierre terrestre (Glechoma Hederacea)

Ce lierre n'a absolument rien à voir avec le lierre grimpant (Hedera helix). Il fait en réalité partie de la famille des lamiacées et est donc un cousin des menthes, des lamiers, des lavandes, ou des thyms. C'est une vivace rampante qui apprécie les milieux frais humifères et la mi-ombre, tout en s'accommodant d'environnement plus ensoleillés. On pourrait à première vue le confondre avec un lamier mais la forme des feuilles et des fleurs est nettement différente. Une autre différence est que le lierre terrestre est très aromatique, dégageant une odeur balsamique très forte. Chez nous il se plait dans le verger, à l'ombre du vieux noyer et des saules, et en lisière du verger où il arbore des feuilles plus rouges, peut-être pour se protéger du soleil ?

Lierre terrestre (Glechoma Hederacea)

lundi 4 mai 2020

Compagnon rouge (Silene dioica)

Compagnon rouge (Silene Dioica)

Le compagnon rouge est une vivace de la famille des caryophyllacées. Cette plante est très présente chez nous dans le verger qui sert aussi de parcours pour nos poules et nos oies. Elle aime les bois frais et humides, les lisières. Elle se plait particulièrement en dessous d'un vieux noyer, où elle forme de larges colonies.

Vesce commune (Vicia sativa)

Vesce commune (Vicia Sativa)

La vesce commune est une légumineuse, c'est-à-dire une plante qui puise l'azote dans l'air et grâce à des bactéries le stocke dans ses racines. C'est pourquoi on l'utilise parfois comme engrais vert. La plante est grimpante et s'agrippe à tout ce qu'elle peut trouver dont les graminées et ses propres congénères. C'est une plante mellifère, et comestible. On la trouve de-ci et de-là au jardin, elle semble aimer le soleil sans excès. Elle indiquerait des sols compactés.

Gaillet gratteron (Galium aparine)

Gaillet gratteron (Galium Aparine)

Le gaillet gratteron est une plante annuelle de la famille des rubiacées (tout comme le caféier) considérée comme une mauvaise herbe. Mais elle n'est pas vraiment embêtante je trouve et s'arrache facilement au besoin. Outre son aspect visuel on la reconnait par son caractère très accrocheur : un vrai velcro végétal ! Le gaillet aime les sols argileux humides, l'azote, et se plait aussi bien au soleil qu'à mi-ombre. Au jardin je le trouve surtout dans une jachère située sur un ancien champ, qui satisfait à tous ces critères. La plante est comestible.

dimanche 3 mai 2020

Erable sycomore (Acer pseudoplatanus)

L'érable sycomore aime les climat frais et humides. Il est répandu en Europe centrale. Dans le sud de son aire de répartition il aime la montagne. Mais dans le nord de celle-ci, dont le nord-est de la France et la Belgique il affectionne les plaines.

Ce spécimen est apparu naturellement dans le jardin, probablement grâce à ses graines ailées, la forêt étant toute proche. Attention ces graines sont toxiques pour les chevaux, à éloigner des pâtures donc.

Chêne (quercus)

chêne (Quercus)

Le chêne est l'essence indigène majoritaire des forêt françaises. Au delà de leur esthétique, les chênes profitent à un très grand nombre d'animaux et de végétaux / champignons. à tel point que des chercheurs les qualifient de "points chauds de biodiversité". La forêt de Marchiennes n'étant pas loin, des semis apparaissent spontanément dans le jardin grâce à l'action du bien-nommé geai des chênes qui a tendance à égarer ses glands :)

chêne (Quercus)

Il existe plusieurs variété de chênes, les plus courantes en France étant le chêne pédonculé (Quercus Robur) et le chêne sessile (Quercus Petrae). Le jeune chêne présenté en photo serait à priori un chêne pédonculé même si je n'en suis pas certain à 100% : les feuilles sont agglomérées par paquets, le pétiole est court, des nervures intercalaires sont visibles, et la base des feuilles semble présenter une oreillette. Le chêne pédonculé préfère les sols humides, le sessile étant plus adapté aux sols secs. Cette diférence pousse l'ONF a favoriser le chêne sessile dans ses plantations pour mieux affronter le réchauffement climatique.

Hanneton commun (Melolontha Melolontha)

hanneton commun - melolontha melolontha

Le hanneton commun fait partie de la famille des scarabées et de l'ordre des coléoptères. Au stade larvaire, qui dure 3 ans, il est connu sous le nom de "vers blanc". Cet insecte végétarien, se nourrissant de racines, de bois, de feuilles et de fruits était peu apprécié des agriculteurs et des jardiniers du fait des dégats occasionnés aux cultures. On mobilisait même les enfants pour les détruire, sous le nom de "hannetonnage". Avec l'usage des pesticides sa population a très fortement regressé. Le hanneton aurait une prédilection pour le chêne. Ca tombe bien il y en a au jardin :)

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