Revue powerbank étanche Ravpower RP-PB044

Je ne suis pas familier des batteries de secours et powerbanks, n'en ayant jamais eu besoin jusque ici. Mais emportant divers appareils de mesure à Chernobyl, il me fallait une réserve d'énergie pour aller visiter la zone.

Powerbank Ravpower Rugged External.jpg

Après avoir fait le tour de l'offre en la matière, mon choix s'est posé sur le modèle 10050 mAh "Rugged External" de chez Ravpower. J'ai choisi ce modèle pour plusieurs raisons : sa compacité, sa robustesse, son étanchéité à l'eau et à la poussière (norme IP66), le fait qu'il utilise des batteries de marque (LG/Panasonic), que la marque jouisse d'une bonne réputation, et son prix raisonnable : 28€ environ sur Amazon.

Le powerbank rechargeant 2 appareils : tablette et compteur geiger

A l'usage je ne suis pas déçu. Le boitier en polymère est effectivement robuste, avec une protection des prises par un cache en caoutchouc. Deux prises USB sont proposées en sortie, permettant d'alimenter simultanément deux appareils : l'une en 2.4 ampères située à gauche et l'autre en 1 ampère situé à droite. La prise d'entrée accepte quant à elle jusque 2 ampères, pour une charge plus rapide. Il est possible de vérifier la charge de la batterie en appuyant sur le bouton power ce qui activera un affichage à 4 LED. Une fonction lampe de poche est présente, activable par un double clic sur le bouton power, mais ses capacités d'éclairages sont vraiment anecdotiques (tout comme le sont la boussole et le mousqueton livrés avec la batterie).

Parmi les points à améliorer, je mentionnerais la documentation trop minimale, l'absence de signalisation bien visible des capacités des prises (il faut se souvenir que la sortie 2.4 A est celle de gauche, ou bien regarder l'indication monochrome et toute petit sur le cache en caoutchouc) et un câble de chargement un peu trop court (25 cm seulement).

Conseils pour visiter Chernobyl et Pripyat en tout sécurité

Même si la zone d'exclusion de Chernobyl est ouverte au tourisme, le lieu n'est quand même pas un endroit anodin. Aussi voici quelques conseils personnels pour profiter au mieux de cette visite sans se mettre en danger :)

Respectez à la lettre les conseils donnés par votre guide. Vous êtes dans une zone d'exclusion, pas à Disneyland.

N'apportez ni alcool, ni drogues, ni armes (ça semble l'évidence mais bon...) Il y a des checkpoints et les bagages peuvent être fouillés. Personnellement je préconise de ne même pas prendre de couteau juste pour être tranquille.

Il est obligatoire de porter des vêtements couvrant intégralement les bras et les jambes, ainsi que des chaussures fermées. Portez des vêtements adaptés aux conditions climatiques du moment. Etant donné que vous allez visiter des bâtiments en ruine, des sites industriels et des forêts, je recommande de porter des chaussures de randonnée légères. Il n'est pas nécessaire de jeter ses vêtements après la visite, une simple lavage suffira si on se contente de visiter les lieux autorisés. De toute façon un contrôle radiologique en sortie de zone est effectué.

Une protection respiratoire n'est pas nécessaire tant qu'on ne s'aventure pas dans certains endroits spécialement contaminés comme les sous-sols de l'hôpital de Pripyat et la morgue, qui ont accueilli les pompiers gravement irradiés de la centrale. Les accès à ces endroits sont normalement fermés, mais dans le doute n'allez pas dans ces endroits, pour votre sécurité et par respect pour les gens qui y ont souffert et parfois laissé leur vie. Si vous souhaitez porter un masque, optez pour le niveau de protection FFP3.

Ne prenez surtout pas d'iode stable comme j'ai pu le voir conseillé sur un site de voyage : la demi-vie de l'iode 131 (radioactif) étant de 8 jours, cela fait très longtemps que ce radioélement ne constitue plus un problème dans la zone.

Equipez-vous d'une lampe puissante et de piles de rechange, car vous allez visiter plein d'endroits sombres. La lampe vous apportera plus de sécurité, tout en vous permettant de faire de meilleures photos. Je recommande des modèles de 150 lumens ou plus.

Si possible, équipez-vous d'un compteur geiger, ou assurez-vous que vous pourrez en louer un durant votre visite. Cela fait partie du charme de la visite et permet de repérer les points chauds. Pas besoin de modèles sophistiqués, un Terra-P par exemple ira très bien. Pour bien comprendre les valeurs qu'affiche votre appareil renseignez-vous sur les échelles de doses. Noter quelques débits de dose typique dans un carnet est très utile pour faire des comparaisons. Pour rappel, 1 millisievert (mSv) est égal à 1000 microsieverts (µSv).

Faites attention où vous marchez : il y a des trous, des planchers parfois très abîmés, des morceaux de verre et des débris coupant, des sols glissants...

Equipez-vous d'une trousse de bobologie minimale avec quelques pansements, une ou deux compresses, une ou deux unidose de sérum physiologique, du paracetamol et un anti-diarrhée juste au cas où. Elle ne servira probablement à rien, mais se révélera très précieuse dans les rares cas où vous pourriez en avoir besoin.

Il est interdit de manger et boire à l'air libre dans la zone. Il est également interdit d'y fumer sauf dans les zones autorisées. Consommez uniquement de l'eau en bouteille. Ce conseil est valable pour toute l'Ukraine, surtout à cause des polluants biologiques et chimiques : il serait bête d'attraper une tourista dans une zone où les premiers toilettes décents sont à plusieurs kilomètres. Prenez de l'eau avec vous, car il n'y pas beaucoup d'épiceries dans la zone. La nourriture n'est pas nécessaire car des repas sont prévus à la cantine de Chernobyl ou à l'hôtel. Prenez éventuellement quelques barres énergétiques, mais ne les mangez que dans le bus et que si vous avez la certitude que vos mains sont propres.

Efforcez-vous de ne toucher à rien pour limiter au maximum les risques de contamination, sauf si cela est nécessaire, comme poser sa main sur une rembarde d'escalier par sécurité (même si la probabilité d'une contamination dangereuse est extrêmement faible quand on reste dans les endroits autorisés). Personnellement je suis partisan de s'équiper de lingettes nettoyantes qui permettront un premier nettoyage en cas de mains sales. Éventuellement, emportez une paire de gants de protection type jardinage dans votre sac, des fois que vous jugiez utile de protéger vos mains lors d'une visite de bâtiment.

Ne vous asseyez nulle part ailleurs que dans votre mini-bus ou dans Chernobyl City. Ne posez pas vos affaires au sol, toujours pour éviter les risques de contamination.

Lavez-vous les mains soigneusement à l'eau et au savon avant de manger. C'est probablement le conseil le plus important de cette liste.

Ne soyez pas effrayé des champignons servis à la cantine, aucune nourriture servie dans la zone n'est locale :) De façon plus générale, ne soyez pas obsédé par les rayonnements, les parcours des visites sont conçus de façon à ce que la dose totale soit très faible. Vous prendrez plus de radiations en altitude lors de votre voyage en avion vers Kiev.

Soyez respectueux des lieux et des personnes qui y ont vécu. Ne bougez pas les objets pour faire de meilleures photos, il y a déjà bien trop de mises en scènes. Ne subtilisez aucun objet, c'est interdit, irrespectueux et potentiellement dangereux.

Ne soyez pas radin. La vie n'est pas facile en Ukraine. Si vous avez été satisfait de votre visite, donner un pourboire équivalent à 10, 15, ou 20 euros au guide qui vous a fourni des informations, facilité la vie et a veillé à votre sécurité pendant toute l'excursion ne va pas grever votre budget.

Profitez du lieu, soignez votre karma en donnant un peu de nourriture aux chiens de la zone et réservez également une journée au moins pour visiter Kiev, ses églises, ses monastères et ses monuments :)

Urbex radiologique : visite de la zone d'exclusion de Chernobyl

Le 26 avril 1986, le reacteur 4 de la centrale nucléaire de Chernobyl explosait, relâchant une quantité astronomique de radionucléides dans l'atmosphère. Trente ans plus tard, une zone d'exclusion de 30km entoure toujours la centrale, car la contamination y est par endroit encore très importante, et parce que nombre de véhicules et objets contaminés s'y trouvent qu'on ne souhaite pas voir disséminés. Depuis quelques années, il est possible de visiter la zone en passant par des agences agréées qui se chargeront d'obtenir pour vous les autorisations nécessaires. C'est pourquoi nous avons pu passer à la mi-novembre deux jours dans la zone d'exclusion, avec une nuit dans la ville de Chernobyl City. Merci à qui se reconnaîtra pour ce superbe cadeau ;)

Un tactical nerdà Tchernobyl

Le départ des excursions se fait en général à partir de la gare de Kiev, le voyage se faisant en mini-bus. Je tiens à saluer l'extrême disponibilité de notre guide Alexandre durant ces deux jours qui en plus de nous délivrer quantité d'informations a tout fait pour nous faciliter la vie au quotidien. Le voyage dure près de 2 heures car les routes sont plutôt rustiques. Il est intéressant de noter qu'à Kiev, qui est située à un peu moins de 100 km de Chernobyl, la radioactivité ambiante de notre chambre d'hôtel était de 0.13 µSv/h, un débit de dose inférieur à celui de notre domicile en métropole lilloise. Comme quoi vivre à 100 km du plus grave accident nucléaire de l'histoire ne rime pas forcément avec désolation.

Signe radioactif Chernobyl

La radioactivité (en tout cas celle des routes asphaltées) n'augmente que très lentement en approchant de la zone. Ce n'est qu'à 6 km du réacteur seulement que le bruit de fond commence à augmenter sensiblement (45-50 CPM) par rapport au bruit de fond observé à Kiev (27 CPM). A 3.5 km du réacteur, toujours sur la route, on observe des pointes à 330 CPM. A l'hôtel Desyatka, situé à 15 km au sud-est du réacteur 4, le bruit de fond est de seulement 27 CPM, le même que chez nous en France. C'est assez étonnant et montre à quel point la contamination est hétérogène (et aussi probablement que la décontamination a été efficace).

Débit de dose près du réacteur 4  de Chernobyl

A quoi ressemble la zone ? Au jeu vidéo Stalker, les mutants, les artefacts et les différentes factions en moins :) Le paysage est constitué de forêts, de landes, de marécages, de lacs, de rivières et de tourbières, parsemé de villages à l'abandon et d'installations industrielles rouillées. La ville de Prypiat présente un visage évidemment plus urbain, même si la nature reprend le dessus. La plupart des bâtiments ont hélas été pillés par les voleurs de métaux, mais il reste énormément de choses à voir et la visite des bâtiments est un véritable voyage dans l'époque soviétique. Marcher dans une école sur des livres disséminés fait mal au coeur, on aimerait faire de ces endroits des sanctuaires, mais vu que la zone n'est à la base pas faite pour être visitée, personne ne fait rien...

La foret rouge de Chernobyl

La nature est florissante. Nous n'avons observé en guise d'animaux sauvage que des oiseaux, une petite souris et un sanglier élevé par un local, mais la zone est connue pour abriter également des loups, des ours, des chevaux sauvages, des castors... Il est d'ailleurs fréquent de trouver des ossements dans la zone. De nombreux chiens à moitié sauvages mais pas farouches sont également présents, mendiant de la nourriture aux humains de passage.

Débit de dose à Kopachi près de Chernobyl

Coté radiations, les niveaux varient énormément d'un endroit à un autre. Beaucoup d'endroits dans la zone affichent une radioactivité comparable au bruit de fond naturel que l'on trouve en France. La radioactivité à l'intérieur des bâtiments en particulier est très faible, même dans la ville de Pripyat (sauf dans certains bâtiment "sensibles" où je conseille de ne pas mettre les pieds sans équipement spécialisé et un minimum de connaissances, comme l'hopital où ont été amenés les pompiers qui sont intervenus sur la centrale). Le débit de dose maximum que j'ai relevé a été de 4.03 µSv/h à 300 m du réacteur 4 (2540 CPM). Dans le camp des pionniers 1.20µSv/h (550 CPM). Dans le village abandonné de Kopachi, à 7 km du réacteur, 2.11 µSv/h (690 CPM). Près de la grande roue de Pripyat 0.9 µSv/h. Au total mon dosimètre DMC-90 a enregistré lors de ces 2 jours une dose cumulée de 0.005 mSv. Arrondissons cette dose à 0.006 mSv par principe de précaution. Si j'étais resté dans ma maison en France, légèrement plus radioactive que l'extérieure car construite en brique, j'aurais reçu du fait de la radioactivité naturelle durant la même période 0.004 mSv. La dose de radioactivité additionnelle reçue lors de cette excursion de deux jours à Chernobyl est donc de 0.006-0.004=0.002 mSv, ce qui est extrêmement faible. A titre de comparaison, pour atteindre le maximum légal annuel de 1 mSv pour le grand public en France, il faudrait faire 500 fois la même excursion dans l'année ce qui est impossible. Prendre l'avion de Paris à Kiev est bien plus irradiant : l'outil sievert-PN de l'IRSN prévoit une dose de 0.0138 mSv rien que pour l'aller, ce qui est 7 fois plus que la dose additionnelle de 0.002 mSv reçue en deux jours à Chernobyl !

Place aux images maintenant ! Les tours de refroidissement inachevées, derrière la centrale :

Tours de refroidissement inachevées Chernobyljpg

Tours de refroidissement inachevées Chernobyl.

Bassins de refroiddissement  Chernobyl

Le réacteur 4, le nouveau sarcophage et ses environs :

Reacteur 4 Chernobyl

Nouveau sarcophage Chernobyl

Monument devant le réacteur de Chernobyl

Vue d'ensemble centrale nucléaire de chernobyl

La ville de Chernobyl-city, ou vivent une partie des travailleurs de la zone et où sont situés les hôtels :

Panneau-monument entrée Chernobyl City

PanneauCchernobyl

Hotel Desyatka Chernobyl

Ange de l'apocalypse Chernobyl

La radar trans-horizon top-secret russe Duga-3 :

Duga-3 vue de Pripyat

Antenne Duga-3

Couloir Duga-3

Salle de contrôle Duga-3

Panneau Duga-3

Panneau Duga-3

Planisphère Duga-3

Racks informatiques Duga-3

Composants top-secret Duga-3

Antenne Duga-3

Affiche-chernobyl-2.jpg

Affiche guerre nucléaire Duga-3

Affiche guerre nucléaire Duga-3

La ville de Pripyat :

Monument Pripyat 1970

Immeuble Pripyat

Hotel Polissya Pripyat

Complexe culturel Pripyat.jpg

Grande-roue Pripyat.jpg

Signe communiste Pripyat

Centre sportif Pripyat

Panneau Pripyat

Vue de haut Pripyat

Auto tamponneuses Pripyat

La nature reprend ses droits à Pripyat

Théatre Pripyat

Terrain de sport Pripyat

Fresque Pripyat

Masques à gaz Pripyat

Divers photos de la zone d'exclusion :

Bateaux dans la zone d'exclusion de Chernobyl

Maison abandonnée Chernobyl

Interieur maison abandonnée Chernobyl

Creche abandonnée Chernobyl

Camp de pionniers Chernobyl

Os du bassin Chernobyl.jpg

Monument des liquidateurs de Chernobyl

Chien-loup de la zone d'exclusion de Chernobyl

Robots radioactifs Chernobyl

Vieille carte soviétique Chernobyl

Piano abandonné Chernobyl

Note : les valeurs de débits de doses mentionnées dans cet articles sont celles affichée par mon compteur geiger Terra-P. S'agissant d'un appareil calibré pour la mesure d'ambiance et non pour la dosimétrie personnelle, les mesures sont typiquement surévaluées de 40%. Il faut donc retirer 28.5% à la valeur affichée par l'appareil pour avoir une estimation plus correcte de la dose reçue pour le corps entier. Un affichage de 4.03 µSv/h près du réacteur 4 correspond donc plus à un débit de dose de 2.88 µSv/h.

Cagoule ghillie fait maison (+tenue KLMK)

A la recherche d'une solution pour vous camoufler le visage ? Confectionnez-vous une cagoule ghillie ! Associée à la bonne tenue, celle-ci vous donnera une très bonne furtivité. J'ai construit la mienne à partir d'une écharpe filet camouflage, de feuilles synthétiques Jack Pyke LLCS english woodland et de ficelle de chanvre.

matériel pour fabriquer une cagoule ghillie

La construction est simple mais prend du temps, surtout en ce qui concerne les feuilles. La première étape est de se constituer une cagoule, en coupant l'écharpe filet de façon à ce que la future cagoule descende jusque à mi-poitrine. Assemblez ensuite les deux coté de l'écharpe de façon à former un tube (ne pouvant coudre le matériaux j'ai fait des noeuds réguliers avec ma ficelle de chanvre), et assemblez le haut du tube de la même façon de façon à former un "sac" qui deviendra cagoule (voir la vidéo). Vérifiez bien que la cagoule vous va avant de commencer à fixer les feuilles.

Fixez ensuite les feuilles à l'aide de noeuds plats, de façon à couvrir le visage sont altérer votre champ de vision. Je conseille de faire des allez-retours devant la glace pour positionner les feuilles. J'ai utilisé 3 paquets de feuilles pour ma cagoule, en couvrant essentiellement le visage, le front et la barbe.

cagoule ghillie (plan rapproché)

Le résultat est plutôt pas mal, voici quelques photos dans différents environnements et conditions de lumières. La tenue est une sur-tenue de camouflage russe, avec un motif KLMK.

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Différents types de montres militaires

Les montres militaires suscitent beaucoup d'enthousiasme chez les amateurs de montres et d'équipement tactique, du fait de leur technicité et du prestige de leurs porteurs. Toutefois, le terme "montre militaire", usé et abusé, recouvre en fait des réalités très différentes. L'occasion de faire le point sur différents types de montres militaire.

Montres militaires

Les montres de dotation

Les montres de dotation, au sens strict, sont les seules vraies montres militaires, puisque elles ont été fabriquées pour l'armée, sur la base d'un cahier des charges défini par celle-ci et ne sont distribuées en principe qu'aux seuls militaires. Les montres de dotation comportent le plus souvent des marquages et un cadran spécifique. Ces montres ont eu leur heure de gloire, mais sont rares aujourd'hui. A ma connaissance il ne reste aujourd'hui que les montres CWC de l'armée britannique. Dans le passé, Hamilton, Elgin, West End, Stoker & Yale et de multiples marques ont équipé les forces armées. Les montres Vostok ZAKAZ sont un cas à part, car elles ont bien été commandées par l'armée russe, mais étaient essentiellement des montres de foyer.

Les montres de dotation peuvent également être dans certains cas des montres civiles respectant le cahier des charges de l'armée, qui sont achetées par celle-ci et fournies aux soldats après avoir eu leur boitier marqué. C'est le cas par exemple des montres G-Shock et Timex de la Marine Nationale française. Il arrive également que des montres civiles soient adaptées pour l'armée juste au niveau du cadran et du boitier, comme le chronographe Pulsar de l'armée de l'air britannique.

Les montres civiles utilisées par les militaires

L'armée ne fournissant plus que très rarement des montres de dotation, les militaires actuels utilisent des montres achetées sur leur propres deniers. Sur ce marché, la gamme G-shock de chez Casio, les montres Timex (outre-atlantique) et Suunto se taillent la part du lion. Plusieurs modèles de ces marques sont d'ailleurs référencées dans le catalogue NSN de l'OTAN, ce qui leur donne une légitimité militaire aux yeux des amateurs. C'est le cas (entre autres) des modèle DW-5600 et DW-9052 de chez Casio et du modèle T45181 du chez Timex.

On trouve également sur le marché civil des montres conçues principalement pour les militaires, dont certaines répondent aux spécifications de l'armée, sans pour autant être des montres de dotation. Traser, Luminox et KHS par exemple en font partie.

Les rééditions civiles de montres militaires

Certaines marques ayant fourni l'armée autrefois en montres de dotation rééditent aujourd'hui certains modèles. C'est le cas de Hamilton avec quelques modèles de sa gamme Khaki, et de Bulova avec son modèle 96A102, ou de la marque allemande Laco. Il faut toutefois observer que ces rééditions ne sont pas 100% fidèles aux modèles originaux : l'apparence est conservée, mais les mouvements ou les dimensions peuvent être remis au goût du jour.

Les montres de style militaire

Les montres au look militaires sont légion, et ne sont que des montres civiles empruntant des éléments de style issus du monde militaire. La Seiko "military" (modèle SNK809) n'a ainsi que de militaire que le nom.

Des formations gratuites au secourisme !

Saviez-vous que vous pouviez bénéficier de formation gratuites au secourisme et aux gestes incendie, qui plus est sur votre temps de travail ? L’article R4224-16 du code du travail précise en effet qu’en l’absence d’infirmier, ou lorsque leur nombre ne permet pas d’assurer une présence permanente, l’employeur doit prendre les mesures nécessaires pour assurer les premiers secours aux accidentés et aux malades, c'est-à-dire former des Sauveteurs et Secouristes du Travail (SST). L'article R4227-39 prévoit quant à lui des exercices au cours desquels les travailleurs doivent apprendre à se servir des moyens de premier secours et à exécuter les diverses manœuvres nécessaires en cas d'incendie. Les travailleurs formé sont appelés Equipiers de Première Intervention (EPI).

SST et EPI : des formations gartuites au secourisme

En vous portant volontaire pour ces formations, non seulement vous aidez votre employeur à remplir ses obligations légales, mais surtout vous vous formez gratuitement aux premiers secours :) La formation SST est équivalente au certificat Prévention et Secours Civiques de niveau 1 (PSC1) que toute personne peut suivre de sa propre initiative auprès d'un organisme de formation aux premiers secours. L'inverse n'est pas vrai, car la formation SST inclue en plus quelques éléments spécifiques au contexte de l'entreprise. La formation d'Equipier de Première Intervention permet elle d'adopter la bonne attitude en cas d'incendie et de se former à l'utilisation des matériels anti-feu. Très utile pour tester le fonctionnement des différents types d'extincteurs !

Bien sûr ces formations devront être entretenues, car les gestes peuvent s'oublier s'ils ne sont pas pratiqués. Au delà des recyclages obligatoires, Youtube regorge de vidéos pédagogiques faites par des professionnels sur les premiers secours. On trouve également des mémentos de premiers secours, utiles pour se remémorer les gestes à suivre. Je possède pour ma part "Premiers Secours", reprenant l'ensemble du contenu de la formation PSC1, et le memento Premiers Secours ID Reflex moins complet, moins technique (pas de détails sur la PLS par exemple), mais extrêmement compact.

Le sel iodé, une alternative aux comprimés d'iode ?

En cas d'accident nucléaire, si on ne possède pas de comprimés d'iodure de potassium (KI), le sel iodé peut-il constituer une protection contre l'ingestion d'iode radioactif ?

Quelques calculs simples montrent que non (on ne s’embêterait pas à produire des comprimés sinon) : un comprimé d'iodure de potassium destiné à protéger la thyroïde pendant 24h contient typiquement 130 mg de KI, soit 99.45 mg d'iode, la masse d'iode représentant 76.45% de la masse totale de l'iodure de potassium. Le sel iodé contient quant à lui 15 à 20 mg d'iode par kg. Pour absorber autant d'iode que dans un comprimé d'iodure de potassium, il faudrait donc ingérer 4.97 kg de sel dosé à 20 mg d'iode par kilogramme. Cette dose tuerait un être humain à coup sûr, la dose létale moyenne du sel de table était estimée à 3 grammes par kilos, soit 225 grammes de sel pour une personne de 75 kilos.

Vostok Komandirskie 861031 : une field watch soviétique

La Komandirskie 861031 est un modèle qui se différencie nettement du reste de la gamme : son boitier tout d'abord n'est pas chromé ou poli mais micro-billé ce qui lui donne un coté plus spartiate et moins clinquant que ses petites sœurs. Le verre diffère également, puisqu'il s'agit d'un verre minéral plat et non pas d'un plexiglas dômé. Le modèle ne possède pas de lunette. Enfin, la taille de l'entrecorne est de 20mm au lieu de 18mm chez les Komandirskies, ce qui couplé au boitier type 86 massif (39mm de large hors couronne) lui donne une bonne présence au poignet. Pour ce qui est de la mécanique interne par contre on est sur un très classique mouvement mécanique 2414.

Vostok Komandirskie 861031

Le modèle est récent, sorti apparemment au cours de l'été 2016, et encore peu distribué. Son esthétique, tant au niveau du cadran que du boitier vient tout droit des modèles "ZAKAZ" produits pour le ministère de la défense russe dans les années 70 (exemples ici pour le boitier et là pour le cadran). Le bracelet d'origine en cuir étant un peu trop fin à mon goût, je l'ai remplacé par un NATO noir qui lui donne une apparence plus équilibrée, même si moins historiquement correct.

Vostol Komandirskie 861031

Ce modèle ainsi que de nombreux autres peut être commandé auprès du vendeur Koche Vikto sur Ebay pour 33€ environ port inclus. La communication et le service de ce vendeur sont excellents, et l'expédition plus rapide que la moyenne. Koche Vikto propose également en exclusivité des NATO en cuir en 18, 20 et 22mm siglés Vostok.

Pince multifontion Ganzo G302-B special edition

Outre les couteaux, la marque chinoise Ganzo propose également dans son catalogue plusieurs pinces multifonction. Le modèle G302-B special edition dont il est question aujourd'hui appartient à la gamme des multitools "full size". La mention "special edition" indique que cette version est fournie avec un adaptateur et un jeu d'embouts supplémentaires.

Pince outil multifonction Ganzo G302-B

Le G302-B inclue les outils suivants : couteau à lame lisse, couteau avec serrations, ouvre-boite, décapsuleur, dénudeur, tournevis, ciseaux, scie, poinçon alésoir, coupe-fil ainsi qu'un adaptateur avec 11 embouts. Un étui en nylon est fourni.

La construction du G302-B, en acier 440, est soignée : la pince elle-même ne présente pas de jeu perceptible, et seuls quelques outils présente un jeu infime, sans que cela affecte leur utilisation. Le fait que tous les outils soient accessibles de l'extérieur sans avoir à ouvrir la pince est appréciable, de même que la présence d'un système de verrouillage pour l'ensemble des outils, et d'un ressort rendant l'utilisation de la pince très agréable. Autre point notable : les lames du coupe-fil peuvent être changées. Les différents outils accomplissent correctement leur fonction. La scie coupe correctement le bois et le poinçon est très utile pour creuser, comme montré dans la vidéo :

Au final, un multitool d'entrée de gamme plutôt sympa. La seule réserve que je ferais pour un usage EDC est son poids : 300g, c'est bien trop lourd pour un port quotidien. Pour un usage dans une caisse à outil ou dans une boite à gants par contre le poids n'est plus du tout un problème. Le G302-B peut être acheté sur Gearbest (qui m'a envoyé l'exemplaire pour cette revue) au prix de 32€ environ. Attention l'édition spéciale avec embouts supplémentaires ne semble pas disponible au moment où j'ecris cet article. Si la couleur noire ne vous plaît pas, sachez qu'une version acier nu existe également, le G302-H.

Vostok Amphibia 120512

Avec ses quatre gros index en forme de triangle et sa sérigraphie "Сделано в России" ("fabriqué en russie") courbée, l'Amphibia 120512 semble emprunter des éléments de style à l'Eterna Kon-Tiki et à la Tudor Blackbay. Pourtant ce cadran n'est qu'une réédition d'une des premières versions d'Amphibia des années 70.

Vostok Amphibia 120512

Les index avec leur teinte tirant légèrement vers le vert renforcent l'aspect vintage de la montre. Cette teinte pourrait laisser à penser qu'ils sont luminescents mais ce n'est pas le cas : seuls les points le sont, comme toutes les autres Vostok. A la différence de la plupart des Amphibia, la trotteuse n'est pas rouge, mais bleue. On retrouve également une touche de bleu sous forme de points sur la lunette. Le tout lui donne une allure ultra-classieuse (enfin c'est mon opinion). Comme le modèle 710916 présenté il y a quelques temps, cette Amphibia ne comporte pas de date. Un bon point pour ceux qui n'aiment pas à avoir régler celle-ci quand ils décident de porter la montre. Côté bracelet, pas de cuir mais un vrai bracelet de plongée de 18mm de large en silicone, très confortable et souple, mais évidemment moins respirant qu'un bracelet textile. Celui-ci ne semble pas trop attirer la poussière pour un bracelet silicone. Pour le reste on est sur du très classique chez Vostok : mouvement automatique 2415 à 31 rubis et boitier acier type 120.

Ce modèle peut être trouvé chez Meranom, ou sur Ebay en fouillant un peu, par exemple chez Zenitar.

Combien de deniers pour un sac tactique ?

En matière de bagagerie, spécialement dans le domaine tactique, il est courant d'estimer la solidité d'un équipement par le nombre de deniers du tissu qui le compose. Certaines marques fabriquant leurs sacs et équipement avec des valeurs de deniers très élevées (1000D par exemple chez Maxpedition), on pourrait croire que des valeurs inférieures sont forcément trop fragiles. En réalité c'est un peu plus compliqué que ça : il est vrai que les deniers ont une influence sur la solidité d'un sac, mais c'est en fait la combinaison de facteurs comme les propriétés physiques du tissu, son tissage, les traitement appliqués, la qualité des coutures et la conception générale du sac qui vont faire sa solidité. Cela explique pourquoi certains bagages très bon marché avec des deniers pourtant très élevé (nylon ballistique 1800D) peuvent tomber en morceaux en un clin d'oeil.

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Revenons-en au denier : le denier est une unité de masse linéaire, qui mesure le poids en grammes d'un fil d'une longueur de 9000 mètres. Parler d'un tissu 1000 deniers est donc un abus de langage. Il faudrait en toute rigueur parler d'un tissu fabriqué à partir de fil 1000 deniers, c'est-à-dire un fil pesant 1000 grammes (1kg) par section de 9000m. Il découle de cette définition que tous les deniers ne sont pas égaux, et qu'on ne peut pas comparer les deniers de matériaux différents comme le nylon et le polyester (sauf si à denier égal ces matériaux possèdent des propriété similaires).

De plus, comme la solidité d'un tissu ne dépend pas uniquement du nombre de deniers, il se peut très bien que du fait d'une technique de tissage spécifique comme le rip-stop , un tissu de denier moindre soit plus résistant au final qu'un tissu affichant un nombre de deniers supérieur mais avec un tissage standard. Enfin, même si la quête de l'ultime fascine, un nombre de denier élevé n'est pas forcément nécessaire, même pour des activités engagées : les coutures d'un sac lâchent en réalité bien plus fréquemment que le tissu lui-même. Le 1000D, s'il est parfois perçu comme un norme dans l'univers tactique n'est donc en rien obligatoire. Des tissus en polyester ou en nylon de 500D à 700D seront souvent tout à fait adéquats, surtout s'ils possèdent des tissages renforcés. Pour information, le sac Kelty Map 3500, largement utilisé par les forces spéciales US en lieu et place de leur équipement de dotation est fabriqué à partir de Kodra 500D (similaire au Cordura), et le sac d'assault FILBE actuel des Marines est fabriqué à partir de nylon 600D. Quand aux sacs de randonnée civils haut de gamme, ils affichent souvent des valeurs de deniers entre 200D et 400D...

En ce qui concerne les matériaux, si Cordura et Nylon ont la côte, les tissus techniques à base de Polyester ne sont pas à dédaigner. Ils absorbent moins d'eau que le Nylon et résistent bien mieux aux rayons UV d'où une durabilité accrue. C'est pourquoi des marques comme Karrimor SF qui fournit l'armée anglaise les utilisent.

Revue sac à dos Karrimor Predator 30

Cela faisait quelques temps que je cherchais pour la rando à la journée un sac à dos plus adapté que mon Maxpedition Vulture II. Le Vulture est vraiment parfait niveau solidité et litrage, mais son dos en Cordura sans aucun dispositif d'aération tient vraiment trop chaud à la belle saison, et manque également de rigidité. Les sacs de civils proposent une meilleure aération, mais souvent au prix d'une cambrure de la partie dorsale qui rend de mon point de vue les entrées et sorties de matériel peu pratiques. De plus je n'aime pas les coloris trop voyants. En fait, je souhaitais retrouver la forme des sac rando "tube" d'il y a 20-30 ans mais à la sauce tactique. Mon choix s'est finalement porté sur le modèles Predator 30 de chez Karrimor SF, une société anglaise qui produit depuis 1995 du matériel de portage pour les forces armées et la police.

Sac à dos militaire Karrimor Predator 30

La fabrication du Predator 30 est soignée, avec des matériaux de qualité. Toutes les zones devant subir un stress mécanique sont renforcées au niveau des coutures avec des brides d'arrêt. Le tissu est du KS60-RS, un tissu polyester 600 deniers de type ripstop avec une enduction silicone et polyuréthane associée à un traitement déperlant DWR, pour une bonne résistante à l'eau. Les fermetures éclair sont de marque YKK, et la bouclerie plastique est de marque WooJin (un fabricant coréen associé à Duraflex qui fournit également des marques comme 5.11 ou Helikon-Tex). Le sac est fabriqué au Vietnam, dans une usine approuvée par le ministère de la défense britannique.

Il y a peu à dire concernant l'agencement général du Predator 30, tant il est simple : Le sac est constitué d'un compartiment unique avec une division à l'intérieur pour y glisser des éléments plats ou une poche d'hydratation (des ouvertures pour passer le tube sont également présentes des deux cotés et un clip de maintien est fixé sur la bretelle gauche). Le compartiment principal se ferme par une jupe en nylon dotée d'un cordon en paracorde. Le couvercle du sac comporte une poche extérieure avec fermeture éclair, équipée d'une attache porte-clé avec mousqueton plastique. Deux poches souffletées à élastiques sont également placées en partie basse de part et d'autre du sac .

Des passants MOLLE sont présents sur les trois coté du sac ce qui permet l'ajout de poches optionnelles. J'ai ainsi ajouté en façade une poche pour chargeurs M249/Minimi qui se trouve être pile à la bonne taille pour héberger ma pochette EDC. J'ai choisi le modèle de chez Fox Outdoors car sa couleur est plus proche de la couleur du sac que le modèle Omni-pouch de chez Karrimor :

Sac Predator 30 avec pochette MOLLE M248/Minimi

En plus des passants MOLLE, on trouve également sur les côtés du Predator 30 des sangles dotées de bandes de maintien en caoutchouc qui sont davantage des sangles de fixation que de compression. Ces sangle seront parfaites pour transporter une hache, un pied photo ou tout autre équipement un peu long en conjonction avec les pochettes souffletées. Deux anneaux de sangle porte-piolet sont également proposés en façade avec boucles de maintien en corde elastioque fixées sur les passants MOLLE (je les utilise personnellement pour maintenir les boucles de fermeture du sac en position haute quand celui-ci est ouvert).

Karrimor Predator 30 vue de côté

En ce qui concerne le dos du sac, celui-ci est fabriqué en mousse alvéolée recouverte d'un tissu mesh. Il n'y a pas de coussin lombaire, mais le litrage du sac ne l'exige pas non plus. L'évacuation de la chaleur et de l'humidité est correcte, aidée par la conception étroite du sac : rien d'extraordinaire, mais supérieure de loin à celle des sacs avec dos en Cordura comme mon Vulture. La partie interne du dos comporte également une plaque en mousse dense amovible de type tapis de sol qui rigidifie le portage.

Predator 30 vu du dos

Les bretelles du Predator sont assez fines (1cm d'épaisseur) mais extrêmement confortables du fait de leur largeur. Le sac est conçue pour être porté haut sur le dos, origine militaire oblige. De ce fait, la ceinture lombaire ne repose pas sur les os du bassin, mais un peu plus haut. Ce qui là encore n'est pas un problème s'agissant d'un faible litrage, et constitue même un avantage quand on porte des équipements à la ceinture.

karrimor-predator-porte.jpg

Au final, pour des ballades à la journée dans la verte je suis content de retrouver avec le Predator 30 un format de sac simple, léger et confortable. Sa taille de 30 litres et sa conception étroite le rendent très compact et low profile. Un peu trop peut-être quand il s'agit de transporter du materiel photo ou des objets volumineux. Mais la modularité offerte par les passants MOLLE permet d'augmenter sa capacité.

Si vous n'aimez pas la couleur olive, ce sac est également disponible en noir, en coyote et en multicam. Le Predator 30 peut être trouvé pour 88€ port inclus chez Amazon et pour un peu moins cher (70€) sur le site Karrimor lui-même.

Fromage en conserve : une très longue durée de conservation

Quand on cherche à se constituer un stock de nourriture d'urgence, les rations de type survie et les produits lyophilisés viennent immédiatement à l'esprit. Mais d'autre produits à très longue conservation existent dignes de figurer dans votre stock pour plus de variété, tel le gouda fabriqué par Convar Europe Ltd et distribué par Conserva.de.

fromage en boite de conserve à très longue durée de conservation

Ce fromage est conditionné en boite de conserve et sa durée de conservation officielle est de 10 ans. En réalité il est fort probable que celui-ci puisse se conserver bien plus longtemps tant que l'emballage n'est pas altéré. La présure utilisée est microbienne et non pas animale ce qui plaira aux végétariens. Sa densité énergétique est de 365 kcal pour 100g. Le prix reste raisonnable pour un aliment aussi spécialisé : 4.79€ les 200g au moment où j'écris cet article.

Fromage en boite ouvert

A l'ouverture de la boite, l'impression visuelle est mitigée : le fromage n'est pas parfaitement rond, dénué de croûte et pas orange comme sur l'illustration de l'emballage. Mais c'est finalement logique, car le fabriquant ne souhaite pas ajouter plus d'additifs que nécessaire, et une croûte sur un fromage en conserve n'aurait aucune utilité. Au niveau du goût par contre c'est une très bonne surprise : sans atteindre des sommets gastronomiques on a là un fromage tout à fait similaire aux fromages de type Gouda ou Edam du commerce, qui peut être utilisé de la même façon qu'un fromage ordinaire : tout seul, sur du pain, ou intégré à un plat. Bref, essai concluant !

Merci à l'équipe du site Conserva.de pour avoir permis ce test :) D'autres revues viendront prochainement, portant sur du pain en conserve (durée de conservation 2 ans), du beurre en conserve (durée de conservation 1 an) et des röstis en conserve (durée de conservation 10 ans).

Sanrenmu 7056 : un EDC tout acier au look industriel

Sanrenmu est une société chinoise produisant des couteaux très abordables qui jouit d'une assez bonne réputation chez les amateurs. Je n'avais jamais eu de couteau Sanrenmu entre les mains, mais ayant déjà testé pas mal de couteaux Ganzo dans le cadre du partenariat avec Gearbest, je me suis dit qu'il serait intéressant de tester une autre marque.

Couteau Sanrenmu SRM 7056

Le modèle 7056 LUF-SF présenté aujourd'hui est un framelock construit intégralement en acier, avec une finition stonewash. Son poids est de 111 grammes pour une taille fermée de 9.7 cm. La nature de l'acier n'est pas mentionnée sur la lame, mais il semble qu'il s'agisse d'un acier 8Cr14MoV. Fait suffisament rare pour être signalé, le nom du designer figure lui par contre sur la lame : il s'agit de Liang Gang, qui dessine également les modèle de la marque Real Steel.

Sanrenmu 7056 clip et framelock

La combinaison de la finition stonewash avec le noir de la visserie et le doré de l'ergot de pouce et des spacers donne au Sanrenmu 7056 un look à la fois industriel et raffiné. Les lignes générales sont très proches du Kryo de chez Kershaw.

Sanrenmu 7056 visserie

L'ouverture du couteau se fait par un système de flipper, l'ergot de pouce étant surtout là pour la déco. Un petit coup de poignet est tout de fois nécessaire pour déployer complètement la lame. L'affûtage de la lame est tout à fait satisfaisant en sortie d'usine, et le verrouillage de celle-ci est franc et solide.

Au final, un joli couteau EDC pour qui aime le look tout acier, d'une qualité bien supérieure à ce que pourrait laisser penser son prix. Le Sanrenmu 7056 peut être acheté chez Gearbest pour 10€ environ port inclus. Notez que deux autres variante existent : acier poli, et finition anthracite.

Revue lampe Cooyoo Quantum AL

Décidemment, le marché des mini lampes à fortes capacités d'éclairage se porte bien. La lampe Cooyoo Quantum AL est une lampe porte clé d'une taille et d'un poids ridicules : 42mm de long, 13mm de diamètre et seulement 11 grammes batterie incluse !

Lampe Cooyoo Quantum AL

Les performances elles ne sont pas réduites, bien au contraire : la combinaison de la LED Cree et d'une batterie Li-ion 10180 d'une capacité de 100 mAH lui permet de délivrer une puissance de 8 lumens pendants 6 heures, et de 130 lumens pendant 30 minutes. Le passage d'un mode à l'autre se fait en vissant plus ou moins la tête de la lampe. L'éclairage produit ne présente pas de teinte particulière et le faisceau est bien homogène. Aucun clignotement n'est perceptible.

Lampe Cooyoo Quantum et sa batterie Li-ion 10180

La batterie Li-ion 10180 qui équippe la Cooyoo Quantum AL est non seulement rechargeable, mais également amovible, ce qui permet éventuellement d'emporter des batteries de rechange, et de remplacer la batterie si celle-ci venait à perdre en capacité.

Cooyoo Quantum en train de charger

La recharge de la batterie se fait via un connecteur micro USB qui apparaît quand on dévisse la tête. La taille du cable, qui n'est pas fourni avec la lampe, donne une bonne idée des dimensions extrêmement réduites de celle-ci. Une lumière rouge indique que la batterie est en charge. Une fois la batterie rechargée, la lumière devient verte.

La Cooyoo Quantum AL est certifiée IPX8. Elle devrait donc supporter sans broncher une immersion prolongée à 1m de profondeur. Sa conception la rend également résistante aux impacts, et la lampe est donnée pour résister à une chute d'une hauteur de 1.5m sur un sol dur.

Au final une micro-lampe très sympathique, qui peut être en porte-clé, autour du cou avec la chaine fournie, ou en backup au fond d'un kit. Si vous n'aimez pas la finition grise d ela lampe, celle-ci est également proposé en noir, en bleu, en rouge et en doré. La Cooyoo Quantum peut être achetée chez Gearbest pour un peu moins de 18€ port inclus. Merci à Gearbest pour avoir permis cette revue :)

Se libérer des colliers serflex : la corde kevlar comme outil d'évasion

Tout le monde connaît le kevlar, cette fibre très solide utilisée notamment dans les gilets pare-balles. Ce que l'on sait moins c'est que les cordelettes à base de kevlar peuvent servir à se libérer de divers type liens comme ceux à base de corde, de duct-tape ou de colliers de serrage en nylon (colliers serflex / rilsan). La corde est à choisir avec soin : il est impératif d'utiliser du kevlar, les autres "super cordes" comme celles en spectra fonctionnant beaucoup moins bien, car moins abrasives. La technique en vidéo :

Attention : si vous souhaitez tenter ce genre d'exercice, assurez vous toujours de la présence d'une autre personne qui pourra vous libérer le cas échéant. Envie de tenter l'expérience ? La corde utilisée dans cette vidéo (kevlar de résistance 250 livres) peut être achetée chez Amazon pour une dizaine d'euros les 30 mètres.

Capsule EDC Gear

La capsule "Water Resistant Tank" de chez EDC Gear est une capsule en aluminium anodisé grand format, mesurant approximativement 13.5 cm de haut, pour 3 cm de diamètre externe. Les parois du tube mesurent 1 mm d'épaisseur.

Capsule EDC Gear

La capsule, équipée de joints toriques est étanche. Je n'ai pu mettre en évidence aucune pénétration d'eau, que ce soit en pression dynamique en la passant sous un robinet ou en l'immergeant dans un saladier rempli d'eau.

La partie supérieure comprend une hanse qui permet de sécuriser la capsule au besoin avec de la corde ou un mousqueton. La capsule peut s'ouvrir à la fois par le haut et par le bas. Le filetage est assez long. Un bon point je pense pour la robustesse et l'étanchéité, par contre il faut pas mal tourner pour visser et dévisser : 13 coups de poignet environ.

Quels usages pour ce genre de capsule ? N'étant pas fan des contenants métalliques en EDC et préférant les contenants souple, je ne me vois personnellement pas y glisser un micro kit qui risquerait de faire du bruit. Par contre dans un contexte nature ce peut être un bon contenant pour un kit feu, ou pour des médicaments. A la maison, ou en déplacement dans un contexte urbain, cette capsule serait adaptée pour y cacher des objets personnels ou de valeur de petite dimension.

cachette secrète

Avec un aimant puissant placé entre deux épaisseurs de bande cohésive, la capsule devient une cache que l'on peut dissimuler très facilement derrière un appareil électroménager, un radiateur, ou sous une table. Les possibilités sont infinies ;)

cachette aimantée

La capsule EDC Gear est disponible en 3 coloris : gris, bronze, et noir. Elle peut être achetée pour un peu moins de 8€ [hez Gearbest, qui m'a gentiment fournie l'exemplaire utilisé pour cette revue.

Radioactivité naturelle renforcée : les terrils de phosphogypse

C'est en lisant l'étude des Robins des Bois sur la radioactivité naturelle renforcée des phosphogypses (PDF), commandée par l'Autorité de Sûreté Nucléaire, que j'ai découvert que nous avions un terril de phosphogypse en plein métropole lilloise, à Wattrelos. Ce terril fait partie de l'ancienne fiche UCPK, transformée depuis en espace naturel. Ma première visite sur le site, de courte durée à cause du mauvais temps avait été quelque peu décevante sur le plan de l'intérêt radiologique, le compteur geiger ne relevant aucune hausse significative de la radioactivité, même à deux mètres du terril (28 CPM mais le temps était pluvieux et les descendants du radon pouvaient fausser la mesure). Dans un sens, tant mieux, cela montre que la requalification de la friche industrielle a été bien effectué.

Terril phosphogypse Wattrelos friche PCUK

La deuxième visite a été plus concluante car j'ai pu monter sur le terril lui-même. Cela est en principe interdit, mais la clôture est grande ouverte en plusieurs endroits. Le lieu est superbe : une vrai petite réserve naturelle en miniature. J'ai pu y croiser plusieurs lapins, des corvidés et même un renard. En ce qui concerne les rayonnements, le nombre de détections beta et gamma affiché par le compteur oscille entre 35 et 50 CPM, quand la moyenne du bruit de fond est autour de 15-20 CPM un kilomètre plus loin :

Radioactivité terril PCUK Wattrelos

On a donc bien une radioactivité additionnelle sur le terril, même s'il n'y a pas de quoi fouetter un chat. A titre de comparaison cette radioactivité est à peine supérieure à celle que je peux mesurer à l'intérieur de notre maison en brique de la métropole. Les études que j'ai pu lire envisageant différents scénarios d'exposition sur le site montrent d'ailleurs que l'exposition des personnes à proximité des terrils est minime.

J'ai pu prélever un échantillon de quelques dizaines de grammes de phosphogypse du terril. L'activité n'est pas extraordinaire, mais on y décèle quand même lors d'une mesure suffisamment longue par spectrométrie gamma les pics d'énergie caractéristiques des descendants de l'uranium et du radium :

spectrométrie gamma phosphogypse

Comme on peut le voir, les pics de Pb214 à à 295 keV et 352 keV et le pic de Bi214 à 609 keV sont clairement visibles. Au final le site PCUK s'avère une promenade très intéressante pour les amateurs de nature et les férus de science :)

Montres Vostok : quelle précision ?

Quelle précision attendre d'une montre Vostok à 35€ ? Le prix extrêmement abordable de ces montres peut légitimement faire douter de leur fiabilité, bien que leurs possesseurs en soient le plus souvent satisfaits. Histoire d'être objectif j'ai donc soumis une des Komandirskies que je possède à un test de dérive sur une semaine. Cette Komandirskie est de fabrication récente, a été choisie au hasard, n'a jamais été ajustée après sa sortie d'usine. J'ai porté la montre une semaine complète, en la remontant chaque jour puisque il s'agit d'une montre mécanique et pas automatique. L'heure de référence pour mesurer la dérive était un réveil Casio équipée de la technologie Waveceptor, lui permettant de se synchroniser avec les signaux émis par les horloges atomiques du monde entier.

Test de précision montre Vostok Komandirskie

Le test a duré précisément 593342 secondes. Le 24 avril à 19h20 et 26 secondes, ma Komandirskie affichait un décalage d'une seconde de retard par rapport à l'heure atomique. Le 1er mai à 16h09 et 28 secondes, ma Komandirskie affichait une avance de deux minutes et 27 secondes, soit 147 secondes d'avance. Ramené à exactement sept jours cela fait une avance de 150 secondes (2 minutes et 30 secondes) par semaine, soit 21.5 secondes de dérive en moyenne par jour.

Certes, ce n'est pas la précision COSC (-4 seconde à +6 secondes par jour) qu'atteignent certaines montres de luxe qui donnent une heure juste à 99.99% sur une période de 24h. Mais ma Komandirskie donne une heure juste à 99.98% sur la même période, pour un prix des centaines de fois inférieur. Dans la pratique, cette précision est tout à faite suffisante pour ne pas rater un train ou un rendez-vous. Et remettre à l'heure sa montre une fois par semaine fait de toute façon partie du charme désuet des montres mécaniques ;)

Revue softshell Helikon Tex Trooper

Le modèle Trooper de chez Helikon Tex est une veste légère de type softshell, composée de 98% de nylon et de 2% de Spandex, avec un traitement déperlant à base de Teflon. Cela lui permet d'être raisonnablement imperméable tout en restant respirante.

Vest softshell Helikon Tex Trooper.jpg

Sa coupe près du corps, sans être trop serrée même si on a pas un physique de marathonien participe à la conservation de la chaleur de même que l'arrière de la veste un peu plus long pour protéger le bas du dos (pour info je mesure 1.77m et la veste est un modèle de taille L).

Softshell Helikon Tex Trooper portée

Coté fonctionnalités, la veste propose deux poches de poitrines dotée d'anneaux D-ring, deux poches sur le haut du bras dotées de Velcro, une poche sur l'avant bras, une poche intérieure et une poche à l'arrière de type gibecière. Des ouvertures réglables sous les aisselles sont proposées pour une meilleure ventilation si besoin, et une capuche repliable est incluse dans le col. Les tirettes des fermetures éclair sont pratiques. Par contre il ne faut pas trop charger les poches qui du fait de la matière très légere de la veste forment vite des excroissances peu élégantes. Les renforts de tissus internes sont également déroutants au début car on a vite fait de les confondre avec des poches alors qu'ils ne sont là que pour protéger les cables si on utilise des baladeurs ou des matériels radio.

En ce qui concerne la plage de température de confort, je la situe entre 5 degrés et 25 degrés pour une utilisation urbaine, en portant juste un t-shirt et une chemise en dessous. La veste coupe très bien le vent. Pour la pluie, elle protège bien d'une pluie légère sur une durée courte (je n'ai pas pu tester sur une durée longue).

De mon point de vue, la Trooper est davantage une veste d'appoint qu'une veste principale de mi-saison. Sa compacité la rend parfaite à la belle saison pour mettre dans un sac de rando ou dans un sac EDC en cas de rafraîchissement imprévu. Pour une veste de mi-saison, je préfère encore les parkas légères en Gore-Tex comme on en trouve chez Décathlon ou Aigle, ou s'il fait un peu plus chaud une veste en coton robuste comme en propose la marque Carhartt. Le prix est un peu cher également à mon goût, car la veste est proposée entre 80 et 100€. A 50€ ce serait une super affaire. Au tarif actuel, bof.

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